Silence plateau, ça tourne !

Je repense parfois à ces épisodes de ma vie dans cet appartement de New York. Affalée sur le canapé ayant comme        co-star de cette scène d’insouciance, la très célèbre canette de coca. 
La télécommande jamais très loin, je me plaisais à regarder mes films préférés encore et encore ! J’en ai finit même par mémoriser parfaitement les répliques des acteurs. Surprenant que je n’ai jamais osé croire, que je deviendrai un jour une star dont le nom serait écrit sur Hollywood Boulevard????
 
Petite confession: cette version de moi, j’ai l’impression de la revivre en 3 D quand je rentre chaque soir et que je retrouve mes enfants à la maison en train de faire d’une certaine façon la même chose.
Il faut dire que ma réaction aujourd’hui,  n’est pas du tout celle qu’aurait pu avoir la jeune étudiante qui vivait de coca et de scénarios à l’eau de rose. Je trouve toujours quelque chose à dire ou à faire pour interrompre cette scène, qui quelques années en arrière était encore mienne. Le regard presque sévère, revêtue du costume de « Mère », je m’approprie le devoir de perturber leur routine, qui consiste à contempler la vie sur un écran ...
 
Écran, ce mot qui va s’inviter à mon jargon. Chapeau bas au destin! Je ne me trouve plus devant, mais bien derrière l’écran. C’est ainsi, qu’en assistant récemment au tournage d’une série télé ; j’ai entendu cette instruction, qui résonna comme une leçon de vie: « Silence plateau, ça tourne! » Sur le plateau, le moindre bruit peut troubler l’effet escompté de la scène et interférer avec le jeu des acteurs. Alors, on s’impose le silence, on se rassure que le script est respecté en analysant les moindres détails et quand on a des idées plein la tête comme moi, on s’évade au pays des pensées...
 
Pensées, qui s’éloignent peu à peu de l’écran pour rejoindre la réalité.
Réalité, qu’il existe bien un script à chacune de nos vies, que nous pourrions bien être des acteurs et Dieu ce grand réalisateur. Avant de choquer les âmes sensibles et des plus spirituelles; je m’explique...J’ai souvent entendu, et peut-être que vous aussi : « Que la vie était une pièce de théâtre, que chacun devait en quelque sorte jouer un rôle et c ‘était aussi simple que ça » Autrement dit, on peut comprendre de cela, qu’il faille parfois faire semblant de plaire aux autres, accepter des compromis et continuer sa route. De nos jours, cette pseudo-règle est même devenue la starlette, car il semble opportun de faire semblant .Seul problème avec ce mariage forcé du théâtre et de la vie, il nous éloigne des principes de vie selon Dieu et pire il ne saurait nous conduire à son plan initial pour nous.
 
Dieu, ce merveilleux créateur, cet extraordinaire réalisateur, qui veille sur chacune des scènes qui animent nos vies! À nous d’accepter de rester fidèles au script, de découvrir le rôle qui est véritablement le nôtre, d’apprécier les moments où nous ne devons pas être acteurs mais simples spectateurs, de distinguer les personnages principaux et ceux qui ne sont que des figurants dans nos vies, de ne pas conclure que les différentes saisons traversées dévoilent la fin du film, et surtout le plus important ne donner à personne la responsabilité de réécrire notre script.
 
 
Et pour les amateurs de cinéma , vous conviendrez avec moi , qu’en comparant la vie à une œuvre cinématographique, l’on prend rendez-vous avec des scènes de peine qui ne volent rien aux scènes de joie. Ainsi, l’on se surprend bien des fois à faire des découvertes sur les autres mais également sur soi.
 
Quels sont donc les bruits qui perturbent les scènes de nos vies telles que Dieu les avait envisagées? Face aux épreuves, aux moments d’incertitudes, aux déceptions et aux défis, peut être que tout ce que nous devons faire c’est s’imposer le silence pour que le tournage se poursuive et que nous puissions passer à la prochaine scène. Car celui qui a écrit le script n’a fait aucune erreuur.
 
Bon mois de Septembre ! Notre vie a bien été écrite . Dieu qui nous connaissait avant même que nous soyons, en révélera le script.
 
Fabienne LEPRY
Inspirée de Psaume 139 v 16

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